La paroisse existait en 1198.
L’église de Loré possède une petite statue très rare : c’est St. Charlemagne.
Elle est placée au-dessus de la porte d’entrée.
La nef et le transept sont du 17 -ème siècle,
Ste Anne en bois peint : du 16 -ème comme les fonts baptismaux en granit.
En 1860, furent entreprises la construction de la tour et la restauration notable de l’église.
C’est peut-être à cette époque que les cloches ont été installées.
Elles sont 3 ; la plus grosse porte les prénoms de Jeanne-Sidonie ; la moyenne Julienne-Louise ; la petite Jeanne-Marie.
La peinture au-dessus du maître-autel est signée « A.Gazel 1867 ».
La semaine religieuse du diocèse publie un article sur l’église de Loré en 2008.
Sous le poids d’une charpente mal conçue les murs s’écartaient : voûte en bois et vitraux étaient à remplacer. Le conseil municipal décide la restauration complète. Coût 94000 francs.
Au cours des années 1970 une personne généreuse a fait don de ses biens à la commune pour le bureau d’aide social et l’église.
C’est à cette époque que le chauffage a été installé et les cloches électrifiées.
Le pied du nouvel autel pour célébrer face au peuple est en fer forgé ; c’est l’ancienne table de communion qui a été refaçonnée.
Des travaux dans la chapelle Ste Anne ont permis de découvrir un pilier datant du 12 -ème siècle ; il était peut-être l’entrée de l’ancienne église.
Une horloge électronique a été installée en 2009 ; elle est programmée pour un demi-siècle ;
elle reconnait les fêtes pascales et de ce fait l’angélus ne sonne pas les vendredis et samedis saints et reprend le dimanche de Pâques sans intervention humaine.
La toiture a été refaite en 2011.
En mai 2014 là où le plancher entre les bancs était abîmé, on aperçoit des traces blanches et des petits points rouges ressemblant à de la rouille.
Soupçonnant le mérule, le maire, prévient la préfecture et décide la fermeture de l’église.
Après l’avis du conseil municipal, il confie les travaux à l’employé communal.
Avec quelques bénévoles les bancs sont enlevés et stockés dans le chœur, les planchers brûlés.
En septembre, les grands travaux commencent ; le sol creusé avec une mini pelle sur 30cm, 30 m3 de gros et moyens cailloux, une toile spéciale pour empêcher l’humidité de remonter, un treillage et du sable. En novembre 10 m3 de béton sont coulées et étalées.
L’employé communal refait un peu de plâtre là ou il y a besoin ; aidé par un bénévole il replace les bancs et installe la statue de St Latuin à la place du confessionnal et Notre Dame de Lourdes à droite. La peinture au sol a été faite ensuite et la statue de Ste Thérèse repeinte.
La réouverture a eu lieu le 12 avril 2015 en présence de l’abbé Thierry Hesnaut Morel et de l’abbé Daniel Pottier.
Messe du souvenir de Denise Maignan et Bernadette Amédée.
Un vin d’honneur a été offert par la paroisse St Sauveur en Domfrontais en remerciement.
Qui était Saint Maurice ?
Saint Maurice et ses compagnons de la légion Thébaine
Une légion romaine entière, général en tête, fut immolée par un barbare empereur pour n’avoir pas voulu renoncer à Jésus-Christ.
Cette légion était la légion Thébaine ; ce général, saint Maurice, et ce tyran, Maximien.
La légion Thébaine portait ce nom parce qu’elle avait été recrutée en Thébaïde.
St Maurice est fêté le 22 septembre. Elle fut du nombre de celles que l’empereur emmena combattre la Gaule en révolte.
Après le passage des alpes, un sacrifice solennel fut ordonné.
La légion chrétienne, ne voulant pas y prendre part, et apprenant qu’elle allait être employée pour persécuter des frères chrétiens, se retira près du lieu appelé aujourd’hui Saint-Maurice-d’Agaune (Suisse).
L’empereur les enjoignit de se réunir à l’armée pour la fête.
Mais Maurice et ses compagnons, se rappelant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, se virent dans la triste nécessité de désobéir.
Cette désobéissance, n’était pas, pour ces braves soldats, vainqueurs sur vingt champs de bataille, un acte de félonie, mais un acte d’héroïque loyauté.
Aussitôt le prince barbare donna l’ordre de décimer la légion.
A voir ce bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers, Exupère, Maurice et Candide, il semble qu’on eût pu craindre une résistance par la force ; mais non, les disciples de Jésus-Christ ne cherchaient et n’attendaient qu’une victoire pacifique, la victoire sur le monde, et la conquête du ciel par le martyre.
Les noms des soldats sont jetés dans les casques des centurions ; six cents sur six mille vont périr ; les victimes désignées embrassent leurs camarades, qui les encouragent ; bientôt le sacrifice est consommé, et la plaine ruisselle du sang des martyrs.
Les survivants persistent à se déclarer chrétiens, et la boucherie recommence ; six cents nouveaux élus rougissent de leur sang les rives du Rhône.
Les autres sauront mourir jusqu’au dernier ; mais ils envoient au tyran un message avec une lettre admirable : « Empereur, nous sommes vos soldats ; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l’empire ; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai Dieu.
Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux être des victimes que des bourreaux : mieux vaut pour nous mourir innocents que de vivre coupables. »
Maximien, désespérant d’ébranler leur constance, les fit massacrer tous en masse.
Une basilique fut élevée par Saint Théodore dès le IVème siècle, puis une abbaye y fut créée.
Son culte se répandit en Suisse, en Savoie et dans les régions voisines. Dès l’origine de leur dynastie, les comtes et les ducs de Savoie ont déclaré Saint Maurice protecteur de leurs Etats. A la fin du IVème siècle, les reliques furent déplacées à Angers, il devint ainsi titulaire de la cathédrale et patron du diocèse.
Saint Maurice est le saint patron du duché de Savoie, du Saint Empire Romain Germanique, des chasseurs alpins, des gardes suisses, des teinturiers et des malades de la goutte, ainsi que de nombreuses unités de l’armée française : il est ainsi le saint patron de l’Infanterie.
