LA VOIE ROMAINE

La voie entre dans le territoire de Niort-la -Fontaine près du village de la Guilbardière.
Elle traverse uniquement la section A, bien connue des préhistoriens à cause de ses mégalithes (40).
The road enters the territory of Niort-la-Fontaine near the village of Guilbardière. It crosses only section A, well known to prehistorians because of its megaliths (40).

Elle sort du territoire de Niort-la-Fontaine pour entrer dans celui de Melleray, au lieu-dit le Gué (41), où elle traverse le ruisseau de Villelle qui forme limite entre les communes de Melleray et de Niort. En cet endroit, la parcelle no 52 est dénommée Jardin de la Pierre, indiquant peut-être un mégalithe ou une borne.
It leaves the territory of Niort-la-Fontaine to enter that of Melleray, at a place called Gué (41), where it crosses the brook Villelle forming the boundary between the municipalities of Melleray and Niort. Here plot No. 52 is called Garden of the Stone, perhaps indicating a megalith or a marker post.

Dans la traversée du territoire de Melleray (42), la voie suit la route actuelle qui conduit vers le bourg de Loré et de La Baroche- sous-Lucé. Elle traverse le bourg, en passant près de l’église ; sert de limite entre les Sections A et B ; passe au village du Vieux-Gast, pour arriver au Gué-de-Loré.
In crossing the territory of Melleray (42), the track follows the current road that leads to the borough of Loré and La Baroche-sous-Lucé. It crosses the village centre, passing near the church; it serves as the boundary between Sections A and B; passes the village of Vieux-Gast, to arrive at the Gué-de-Loré.

La traversée de la Mayenne au Gué-de-Loré est trop importante pour que l’on ne s’y arrête pas un peu longuement, et indiquer ce que j’y ai observé.
The crossing of the Mayenne to Gué-de-Loré is too important not to stop there a little while and indicate what I observed there.

La traversée de la rivière peut ne pas se faire par un seul gué : le dispositif est identique à celui que j’ai décrit pour le gué du Hazay, sur la voie no 1.
The crossing of the river may not be done by a single ford: the device is identical to the one I described for the ford of Hazay, on the Voie # 1.

Trois gués, aussi importants les uns que les autres, et aussi anciens permettent de franchir la Mayenne en trois endroits, assez rapprochés les uns des autres. Les voies de raccordement qui les desservent permettent de rejoindre la voie principale très rapidement.
Three fords, as important as each other, and also old, enable crossing of  the Mayenne in three places, fairly close to each other. The connecting tracks that serve them allow to reach the main road very quickly.

1      Un peu avant le village du Gué-de-Loré, la route actuelle s’écarte du tracé de l’ancienne voie, laquelle se trouve, à gauche, bien conservée, intacte, mais plus ou moins obstruée par les broussailles (43). Après le chemin, récent, qui conduit au village du Clot, cette partie ancienne de la voie traverse, en biais, une pièce de terre qui jouxte la rivière. Il en est de même sur l’autre rive de la Mayenne. La voie longe donc la rivière, sur chaque rive, avant et après sa sortie du gué. C’est une caractéristique de certaines voies anciennes lorsqu’elles traversent une rivière assez large (44). La rivière est, comme toujours, traversée légèrement obliquement. A sa sortie du gué, la voie rejoint le village de Surtanches, puis, s’infléchissant brusquement vers la droite, monte directement vers le bourg de Loré, en passant près des villages de la Bansardière el de la Galière.
1 A little before the village of Gué-de-Loré, the current road deviates from the route of the old road, which is, on the left, well preserved, intact, but more or less obstructed by brush (43) . After the recent path leading to the village of Clot, this ancient part of the road crosses, on the side, a piece of land that adjoins the river. It is the same on the other side of Mayenne. The route runs along the river, on each bank, before and after leaving the ford. It is a characteristic of some ancient routes when they cross a fairly wide river (44). The river is, as always, crossed slightly obliquely. On leaving the ford, the road joins the village of Surtanches, then, bending sharply to the right, climbs directly to the village of Loré, passing near the villages of Bansardière and Galière.

(40)      Deux dolmens : La Guichiardiare ; un dolmen au Bignon ; et un menhir, dit La Robert Pierre
A l’E de l’Landelle, les parcelles I78 à 181 (Sect. A.) portent le nom de Villettes, indiquant peut-être le souvenir d’un établissement g.-r. disparu.
 

(41)      Une partie du village du Gué se trouve en Niort, l’autre en Melleray.
 

(42)      Un peu avant le bourg de Melleray et à l’E. de la voie, à 1500m. à vol d’oiseau, se voit la belle motte (inédite) de Montfoueault, fort bien conservée.
 

(43)      A l’W de la voie (Sect. C de Melleray) entre le village du Clot et la Mayenne, les parcelles 211 a 214 sont dites Pierrelaie; borne militaire ? mégalithe disparu ?
 

(44)      A. Grenier, Manuel d’archéologie gallo-romaine, 4 ? VI. p. 187.
 

Elle est, à peu de choses près intacte et droite dans tout ce parcours, suivant un tracé presque parallèle à la route départementale n° 263 (dite de Melleray à La Baroche-sous-Lucé), laquelle est relativement récente. Elle arrivait dans le bourg de Loré près de l’église actuelle.
It is almost intact and straight throughout this stretch, following a route almost parallel to the departmental road No. 263 (known as Melleray to La Baroche-sous-Lucé), which is relatively recent. It reaches the village of Loré near the present church.

La route actuelle franchit la Mayenne au moyen de deux ponts dont la construction ne remonte pas au-delà de 1872. Une pile de chacun de ces deux ponts s’appuie sur une île artificielle. La rive gauche a été considérablement élargie et creusée, et les terres enlevées ont servi à construire cette île, analogue à une motte qui, autrefois devait être beaucoup plus importante. Son sommet actuel est encore un peu surélevé par rapport aux deux ponts. Elle a été considérablement modifiée lors de la construction de la route. Elle était donc située à proximité de la voie et du gué principal.
The current road crosses the Mayenne by means of two bridges whose construction does not go back beyond 1872. A pier of each of these two bridges rests on an artificial island. The left bank was considerably widened and excavated, and the excavated  material was used to build the island, analogous to a mound which, previously had to be much larger. Its current height is still a little elevated compared to the two bridges. It was considerably modified during the construction of the road. It was therefore located near the track and the main ford.

Lorsque l’historien domfrontais Caillebotte écrivait (entre 1840 et 1850) « Dans une île que forme la Mayenne, en la commune de Loré, on a trouvé des médailles d’or et de cuivre de Corinthe (qui portaient le nom de Deffensor. Non loin de là, on découvre encore, sur le bord de la rivière, des ruines d’édifices, des vases. On y a trouvé des pavés en mosaïque dont on a décoré le château de Cheviers (45), en Sept-Forges. Ces vestiges se trouvent dans une enceinte assez étendue pour donner lieu de croire qu’il a existé en cet endroit une ville considérable… C’est donc bien sur cette île, car il n’y en a pas d’autres, que l’on a trouvé ces vestiges. »
When the historian Domfront Caillebotte wrote (between 1840 and 1850) «On an island that forms the Mayenne, in the commune of Loré, we found gold and copper Corinthian (which bore the name of Deffensor. Not far from there, on the banks of the river, we discover ruins of buildings, vases; and mosaic pavements, decorated with the Chateau of Cheviers (45), in Sept-Forges. These remains are found spread over an area large enough to suggest that there existed in this place a considerable settlement since there are no others where  such remains have been found. »
 
Il ne peut s’agir d’une ville, ni même d’une villa, mais d’un village, avec station de cursus, el peut-être, les horrea du fisc, les écuries, les logements d’un personnel nombreux, une, ou des, hôtelleries, des commerçants, etc. Il devait y avoir là également des personnes vivant du trafic de la voie et des agriculteurs, car les traces d’habitat s’étendent sur environ quatre à cinq hectares.
It cannot be from a city, or even a villa, but a village, with a relay station, and perhaps the siteof a tax office, the stables, the housing of a large staff, one, or several inns, shopkeepers, etc. There must also be people living off the traffic of the travellers and farmers, because the traces of habitat extend up to about four to five hectares.
 
Cette île artificielle, ou mieux cette motte, comme on devrait l’appeler, devait servir d’assise à la maison du haut fonctionnaire. Elle était certainement utilisée pour la protection de ce gué important. Jadis, elle était 4 à 5 fois plus étendue qu’elle n’est à l’heure actuelle. Pour la construire, et l’isoler, on avait aménagé la rive gauche de la rivière en la creusant et en l’élargissant. C’est dans les ruines de ce bâtiment, plus somptueux que les autres, que les ouvriers, en démolissant la motte, ont dû trouver les fragments de mosaïques qu’ils ont transportés à Cheviers.
This artificial island, or rather this mound, as it should be called, was to serve as the seat of the high official’s house. It was certainly used for the protection of this important ford. In the past, it was 4 to 5 times larger than it is at the moment. To build it, and to isolate it, the left bank of the river had been built by digging and widening it. It is in the ruins of this building, more grand than the others, that the workers, in demolishing the mound, must have found the fragments of mosaics which were taken to Cheviers.

Quant aux autres bâtiments, la culture en a fait disparaître à peu près toute trace. Ils devaient être construits en bois et en torchis sur un soubassement de pierre, avec une aire en ciment (comme nous en avons retrouvé).
As for the other buildings, culture has made almost all traces disappear. They had to be built of wood and mud on a base of stone, with a cement floor (as we found some).

(45) II n’en reste plus aucune trace à l’heure actuelle.
(45) No trace remains at present.

Cet habitat s’étendait uniquement sur la rive droite le de la Mayenne à environ 50 à 60m du bord actuel de la rivière.
Il existe aucun vestige ni aucune trace sur la rive gauche. Les habitants devaient être de moyenne condition, car on ne rencontre que des tessons de poterie locale, faite sur place, et cuite dans des fours construits en carreaux de briques, jointoyés avec de l’argile.
Nous avons d’ailleurs retrouvé les traces d’un de ces fours. La poterie sigillée y est très rare.
Les formes des poteries sont curieuses et s’étagent sur plusieurs siècles.
A quelle époque faire remonter la destruction de ces maisons ?
Il y a eu certainement incendie, car des tuiles fortement noircies ont été retrouvées en maints endroits, et il y a des poteries d’époque tardive.
This habitat extended only on the right bank of the Mayenne about 50 to 60m from the current bank of the river.
There is no vestige or trace on the left bank. The inhabitants were to be of moderate  means, for only local pottery shards were found on the spot, fired in kilns made of brick tiles, grouted with clay.
We also found traces of one of these ovens. Sigillée pottery is very rare.
The shapes of the items are curious and spread over several centuries.
When did the destruction of these houses take place?
There was certainly fire, because heavily blackened tiles were found in many places, and there are late-period pottery.

La construction de la route et des deux ponts, ainsi que le prolongement du barrage a profondément modifié le site et ses abords immédiats. Seul, un examen attentif permet de se rendre compte que cette île est bien une motte ; que la rivière, en amont du pont, a été anormalement élargie sur la rive gauche. Depuis longtemps mon ami, J. Hairie, avait remarqué ce creusage artificiel et cet envasement. Toute cette appropriation, faite certainement en vue de la défense du gué, s’est peu à peu envasée, comme elle continue de l’être maintenant.
La motte été très réduite lors de la construction de la route, ei, pour éviter qu’elle ne soit sapée par la rivière on a construit une murette en pierres sèches à son pied.
The construction of the road and the two bridges, as well as the extension of the barrage has considerably changed the site and its immediate surroundings. Only an careful examination allows us to realize that this island is a mound; that the river, upstream of the bridge, has been unusually enlarged on the left bank. For a long time my friend, J. Hairie, had noticed this artificial digging and siltation. All this filling, made certainly for the defence of the ford, has gradually silted up, as it continues to be now.
The mound was very small during the construction of the road, to prevent it being undermined by the river was built a dry-stone wall at its base.

Ce n’était certainement pas une villa, ni même le centre d’un fundus mais les prospections faites ces temps derniers montrent que l’habitat s’étend assez loin au Nord-Est, et que toute cette population ne pouvait vivre uniquement du trafic de la voie, et qu’il y avait certainement, à quelque distance du gué, une exploitation agricole différente de celle que J. Grandin situe au bourg de Loré.
It was certainly not a villa, nor even the centre of a staging post, but the surveys done in recent times show that the habitat extends far enough to the northeast, and that this entire population could not live solely from passing traffic and that there was certainly, at some distance from the ford, a farm different from that which J. Grandin places in the borough of Loré.

Pendant sept à huit mois de l’année, les piétons ne pouvaient franchir la rivière qu’à cheval, en utilisant le gué, et, plus tard, l’aide d’un bateau qui était loué au meunier en même temps que le moulin (tout comme aux gués de Sept-Forges et du Boulay).
Le meunier était obligé, par son bail, de faire passer, moyennant un certain prix fixé par le propriétaire du moulin, tous les voyageurs.
On possède un certain nombre de baux, mais qui ne remontent pas au-delà du xvï siècle.
For seven to eight months of the year, pedestrians could only cross the river on horseback, using the ford, and later using a boat that was rented to the miller at the same era as the mill. (just like the fords of Sept-Forges and Boulay).
The miller was obliged by his lease to allow passage of travellers for a certain price fixed by the owner of the mill.
There are a number of leases, but they do not date back beyond the sixteenth century.

Un peu en amont du gué, c’est-à-dire du passage dans la rivière, on aperçoit un pont rustique, i’ail avec de grosses dalles en pierre : c’est un « passage » plutôt qu’un pont ; il ne remonte pas au delà de 1729. Mais il semble vraisemblable qu’en 1729 ce ne fut que la restauration d’un passage pour piétons plus ancien, et ruiné (46).
A little upstream of the ford, that is to say, the passage in the river, we see a rustic bridge, with large stone flagstones: it is a « passage » rather than a bridge; it does not go back beyond 1729. But it seems likely that in 1729 it was only the restoration of an older and ruined pedestrian crossing (46).

(46) Sur le Gué-de-Loré, voir : G. Hubert, Lore (Le Pays  Bas Normand 1955 p60
J. Grandin, Loré et le Gué-de-Loré (Le Pays Bas Normand 1957 p.53) ;
R.Bansard, J. Hairie et G. Hubert, Le Village gallo-romain du Gué-de-Loré ; Le Pays Bas-Normand, 1959.
(46) On the Gué-de-Loré, see: G. Hubert, Lore (Le Pays  Bas Normand 1955 p60
J. Grandin, Loré and Gué-de-Loré (Le Pays  Bas Normand 1957 p.53);
R.Bansard, J. Hairie and G. Hubert, The Gallo-Roman Village of Gué-de-Loré; Le Pays  Bas Normand 1959.

Revenons maintenant à la voie antique :
 
2)        En venant de Melleray vers le Gué-de-Loré on rencontre, à gauche, le village du Vieux-Gast.
En cet endroit (il y a un calvaire) une voie secondaire prend naissance ; elle passe aux villages du Gast, puis du Clot (47), et conduit au gué de Surtanche et au gué des Mortiers.
2) Coming from Melleray to the Gué-de-Loré we meet, on the left, the village of Vieux-Gast.
In this place (there is a Calvary) a secondary road is born; it passes to the villages of Gast, then of Clot (47), and leads to the ford of Surtanche and the Gué of Mortiers.

Le gué de Surtanche débouche sur la rive droite près du vieux village de Surtanche (commu, de Loré). Ses abords en sont actuellement assez envasés de part et d’autre, c’est-à-dire à l’entrée et à la sortie.
The ford of Surtanche opens on the right bank near the old village of Surtanche (commune de Loré). Its surroundings are currently quite muddy on both sides, that is to say at the entrance and exit.

Sa construction, dans le lit de la rivière, est un peu surélevée, et une légère ondulation des eaux permet de reconnaître son emplacement en biais. Cette voie secondaire se 11raccorde à la voie principale dans le village de Surtanche.
Its construction, in the bed of the river, is a little elevated, and a slight undulation of the waters allows to recognize its location at an angle. This secondary road is attached to the main road in the village of Surtanche.

3)      Du village du Clot (48) (commu. de Melleray) une voie conduit au gué des Mortiers.
 La traversed de la rivière est également en biais, et sa construction semble avoir été surélevée.
La voie débouche dans la cour du village des Mortiers, près d’une antique maison du xiv, traverse ce village (49), passe près de Léverie (commu. de Céaucé), puis se dirigeant vers le village de la Piquennière, Montsebert et le Bois, arrive dans le bourg de Loré, où elle rejoint la voie principale.
3) From the village of Clot (48) (commu de Melleray) a path leads to the ford of the Mortars.
The crossing of the river is also at an angle, and its construction seems to have been raised.
The way leads into the courtyard of the village of Mortiers, near an ancient house of the fourteenth, crosses the village (49), passes near Léverie (Céaucé comm.), Then heading towards the village of La Piquennière, Montsebert and the Wood, arrives in the borough of Loré, where it joins the main road.

Les gués de Surtanche et des Mortiers ont fait l’objet d’une construction légèrement surélevée par rapport au lit de la rivière.
Cette légère surélévation amène une certaine ondulation des eaux, et permet de se rendre compte de son emplacement en biais.
Je ne crois pas que le gué principal ait été surélevé comme les deux autres, en tous cas rien ne permet de l’affirmer.
Peut-être a-t-il été plus fréquenté que les deux autres. De ce fait, ce léger exhaussement a disparu par suite de l’usage.
Les abords de ces gués étaient construits d’une manière identique à ceux du Hazay : lit de Pierres, puis couche de galets de sable et de vase.
The Surtanche and Mortier fords were constructed slightly higher than the riverbed.
This slight elevation brings some water ripple and allows to realize its location at an angle.
I do not think that the main ford was raised like the other two, in any case nothing allows to affirm it.
Perhaps it was busier than the other two. As a result, this slight exaltation has disappeared as a result of use.
The approaches to these fords were built in a manner identical to those of the Hazay: bed of stones, then layer of pebbles of sand and mud.

(47)      Orthographe du cadastre.
(47) Spelling of the cadastre.

(48)      Sur Melleray, entre le Clot et la Mayenne, les parcelles 206,  207, 208 (Sec. C). portent, au cadastre, le nom de l’Astree.
 C’est, vraisemblablement une corruption d’Estrèe (« ellipse de via strata lapide, voie couverte de pierres », selon A. Dauzati) toponyme que l’on rencontre un peu plus au N., sur le territoire de la commune de La Baroche-sous-Lucé : les Estrées
(48) On Melleray, between Clot and the Mayenne, parcels 206, 207, 208 (Sec C). carry the name of Astree as indicated in the cadastre.
 It is, probably a corruption of Estrèe (« ellipse of via strata lapid stone-covered road », according to A. Dauzati) toponym that one meets a little further north, on the territory of the commune of La Baroche-sous-Lucé: Les Estrées.

(49)      Près des Mortiers, cette voie de raccordement rejoint une très antique voie dite la Rue Saint-Ernier, qui fait limite entre Céaucé et Cigné. En cet endroit, et avant le ruisseau d’Ortel, la Rue Saint-Ernier se divise en deux tronçons, tous deux à angle droit.
L’un se dirige vers le gué des Mortiers au S.-E ; l’autre, au N-W vers la Leverie.
C’est le chemin suivi par l’antique procession de Ceaucé (45kms ?) du mardi de la Pentecôte que j’ai longuement décrite. Cf. G. Hubert, Les processions de saint Ernier, à Céaucé (Bull. du Pays Bas-Normand, 1952, p. 87-132).
(49) Near Mortiers, this link joins a very old street called Rue Saint-Ernier, which is between Céaucé and Cigné.
In this place, and before Ortel Creek, Rue Saint-Ernier is divided into two sections, both at right angles.
One goes towards the ford of Mortiers at the S-E; the other, at the N-W towards la Leverie.
This is the path followed by the ancient procession of Ceaucé (45kms?) On the Tuesday of Pentecost that I described at length. See G. Hubert, The processions of Saint Ermier, Céaucé (Bull. Des Pays-Normand, 1952, pp. 87-132).

(50)      La Piquenière. dénommée parfois Picannière mais qui devait s’orthographier Pikènniére, du nom d’une ancienne famille Pikène, que l’on rencontre dans la région de Domfront, et dont le nom revient souvent dans les chartes de Savigny, au X11 siecle
La Piquenière est un ancien fief de l’abbaye de Savigny.
On n’y trouve aucun bâtiment ancien, sauf une fuie carrée, trapue, ancienne, que l’on est tout surpris de trouver en cet endroit.
Mais ce qui est !e plus intéressant, c’est une motte dont la hauteur a été malheureusement abaissée, c’est actuellement un terre-pleine d’environ 3m de haut, elliptique, de 55 m. de diamètre, sur 16 m. dans sa plus grande largeur.
Le ruisseau d’Ortel, et une dérivation de ce ruisseau alimentaient, à l’E, un petit étang. et entourait cette motte peu éloignée des gués des Mortiers et de Surtanche.
(50) The Piqueniere. sometimes called Picannière but which should be spelled Pikènniére, the name of an old family Pikène, which one encounters in the Domfront region, and whose name comes up often in the charters of Savigny, in X11 siecle
La Piquenière is a former stronghold of the Abbey of Savigny. There is no old building, except a square, squat, old-fashioned flee, which one is quite surprised to find in this place.
But what is most interesting is a mound whose height has unfortunately been lowered, it is currently an earthen ground of about 3m high, elliptical, 55 m. of diameter, on 16 m. in its greatest width.
The stream of Ortel, and a diversion of this brook fed, to E, a small pond. and surrounded this motte not far from the fords of the Mortiers and Surtanche.

Voici donc, comme au Hazey, deux gués permettant, après un léger détour de rejoindre la voie principale, lorsque pour une cause ou une autre on ne pouvait traverser la rivière au gué de Loré (51).
Si l’on peut en juger par les noms des deux villages situés sur ces voies de raccordement, le Gast et le Vieux Gast, indiquant une dévastation ancienne (52), celle voie de raccordement a dû être  autrefois très fréquentée.
Here, then, as at Hazey, two fords allowing, after a slight detour to join the main road, when for one cause or another one could not cross the river by the ford of Loré (51).
If we can judge by the names of the two villages located on these connecting roads, the Gast and the Old Gast, indicating an old devastation (52), the way of connection had to be formerly very frequented.

Une autre remarque montrant combien la recherche des limites paroissiales est intéressante lorsqu’on étudie les voies anciennes. La paroisse de Loré s’étendait autrefois sur la rive gauche de la Mayenne; ce n’était donc pas la rivière qui faisait limite separative entre Loré et Melleray (deux paroisses aux noms très anciens), mais bien ces voies antiques desservant les gués supplétifs, et se raccordant à la voie principale. C’est un fait d’ordre général qui a été autrefois bien mis en lumière par l’abbé Angot (53)
C’est cette portion de territoire, située sui la rive gauche de la Mayenne, qui a été attribuée à la commune de Melleray, par la loi des 30 mars -7 avril 1831. C’est celle loi qui décida que
« …les portions de Loré… qui sont situées sur la rive gauche de la Mayenne, sont distraites du département de l’Orne el réunies à l’arrondissement de Mayenne… ».
La rivière Mayenne ne forme donc limite separative de communes que depuis cette date récente. Ceci montre bien l’antiquité de ces voies de raccordement.
Another remark showing how the search for parochial boundaries is interesting when studying ancient ways. The parish of Loré formerly extended on the left bank of the Mayenne; It was not the river that formed a boundary between Loré and Melleray (two parishes with very old names), but these ancient roads serving the alternate fords, and connecting to the main road. It is a fact of a general order which was formerly well brought to light by Father Angot (53)
It is this portion of territory, situated on the left bank of the Mayenne, which has been attributed to the commune of Melleray, by the law of March 30-April 7, 1831. It is that law which decided that « … the portions of Loré … which are located on the left bank of the Mayenne, are distracted from the department of Orne el combined in the district of Mayenne … ».
The Mayenne river therefore forms a separating boundary of communes only since this recent date. This shows the antiquity of these connecting ways.

Revenons maintenant à la voie principale.
Après avoir passé la rivière, elle fait un coude vers la gauche, pour en suivre le cours presque parallèlement pendant quelque temps ; elle arrive dans le village de Surtanche, fait un coude vers In droite, après avoir reçu la voie de raccordement venant du gué de Surlanche. Elle monte ensuite presque en ligne droite vers le bourg de Loré, en passant près des villages de Bansardière « t de la Galière (elle est donc à peu près parallèle à la roule actuelle). Son tracé est en majeure partie bien conservé. Elle traverse le territoire de Loré du Nord au Sud et arrive dans le bourg près de l’église.
Now back to the main track.
After passing the river, she makes a bend to the left, to follow the course almost parallel for some time; she arrives in the village of Surtanche, makes an elbow to the right, after having received the connecting way coming from the ford of Surtanche. It then climbs almost in a straight line towards the town of Loré, passing near the villages of Bansardière and La Galière (it is thus approximately parallel to the current road), and its route is for the most part well preserved. the territory of Loré from North to South and arrives in the village near the church.

Elle traverse ensuite la roule de Ceaucé à Sept-Forges ; passe au village de Haut-Fresnay : s’infléchit vers le N.-W. et sert de limite entre Ceaucé el La Baroche-sous-Lucé jusqu’au village du Bois- Gentler.
A l’Est de la voie, et à peu de distance, je note les villages des Etrées, du Coudray et de Valvin (54).
She then crosses the road of Ceaucé to Sept-Forges; passes to the village of Haut-Fresnay: bends towards the NW. and serves as a boundary between Ceaucé and La Baroche-sous-Luce to the village of Bois-Gentler.
East of the road, and at a short distance, I note the villages of Etrées, Coudray and Valvin (54).

(51)      Il y a bien en amont du Gué de Loré, mais tout de même à une distance de 3 kms, le gué de Boulay. Il est assez difficile de dire s’il a été utilisé comme gué de supplement.
(51) There is well upstream of Gué-de Loré, but still at a distance of 3 kms, the ford of Boulay. It is difficult to say whether it has been used as a ford.

(52)      Les toponymies Gast et ses dérivés, que l’on rencontre sur les voies anciennes indiquent une dévastation, et non une terre en friche ou ravagée
(52) The Gast toponymies and its derivatives, which are found on the ancient ways indicate a devastation, and not a fallow land or ravaged

(53)      A. Angot, à la recherche des voies anciennes d’après les délimitations paroissiales. Mamers. 1891 9pp.
(53) A. Angot, looking for the old ways according to the parish delimitations. Mamers. 1891 9pp.

(54)      Sur Céaucé, à l’W. de la voie, .j’indique les mottes bien conservées de la Bunache et de Boutelin, qui n’en sont guère éloignées que de 800 m. à vol d’oiseau.
(54) In Céaucé, to the W. from the road, is indicated the well preserved mounds of La Bunache and Boutelin, which are not far distant than 800 meters as the crow flies.

(55)      Au Bois-Gontier (Comm. de La Baroche-sous-Lucé), je trouve (Sect. D) deux fois le nom de Champ du Grand Chemin, et une fois le nom de Champ de la Rue. Dans la Sect. E., les parcelles 94 et 95, en bordure de la voie sont dites Champ de la Pierre. Là encore : mégalithe ou borne milliaire disparue
55) At Bois-Gontier (La Baroche-sous-Luce Commune), I find (Sect D) twice, the name of Champ du Grand Chemin, and once the name of Champ de la Rue.
In Sect. E., parcels 94 and 95, along the road are called Champ de la Pierre.
Here again: megalith or disappeared milestone?

A partir du Bois-Gontier, la voie suit un tracé parallèle à celui de la route actuelle de Céaucé à Avrilly, laquelle emprunte, par endroits quelques tronçons de l’antique tracé ; elle passe à la Miserie (loponyme analogue aux nombreux Miserais que l’on rencontre le long de ces voies) ; à la Courbe ; près des Perrières ; au Plantis et à la Croix (commu. de Lucé).
Entre la Miserie et la Croix, la voie sert de limite paroissiale entre Avrilly et La Baroche-sous-Lucé et Lucé à droite.
Au Plantis, une voie ancienne (56) la raccorde avec le bourg d’Avrilly.
From the Bois-Gontier, the track follows a route parallel to that of the current road from Céaucé to Avrilly, which takes, in places some sections of the ancient route; it passes to Miserie (the name analogous to the many Miserais that one meets along these ways); at the Curve; near Perrières; Plantis and the Cross (commu de Lucé).
Between the Miserie and the Cross, the route serves as a parish boundary between Avrilly and La Baroche-sous-Lucé and Lucé on the right.
At Plantis, an old road (56) connects it with the village of Avrilly.

Depuis le village de la Croix, jusqu’au village de la Pierre, c’est- à-dire pendant un parcours de 3 kms, la voie sert de limite entre Lucé et Saint-Front.
Voici donc une voie antique utilisée comme limite paroissiale pendant près de 6 kms sans interruption.
Jusqu’à Domfront cette voie antique porte le nom de Grand Chemin de Domfront à Lassay (57).
From the village of La Croix to the village of La Pierre, that is to say during a 3-km course, the road serves as a boundary between Lucé and Saint-Front.
Here is an ancient way used as a parish boundary for nearly 6 km without interruption.
As far as Domfront, this ancient road bears the name of Grand Chemin de Domfront in Lassay (57).

A partir du village de la Croix (58), la voie ne sert plus que comme chemin de desserte.
Elle est pavée, avec de gros blocs de diabase, désignés dans le pays sous le nom de boulards, à cause de leur forme arrondie.
Pendant environ 80 m., depuis la ferme de la Croix, ce pavage est intermittent, et un certain nombre de blocs ont disparu. Le pavage devient ensuite intact sur une longueur d’environ 150 m. et sur toute la largeur de la voie (entre 5 et 6 mètres) ; puis on retrouve un pavage intermittent (quelquefois intact sur 2 ou 3 m.) sur une longueur d’environ 180 m.
From the village of La Croix (58), the road only serves as a service road.
It is paved, with large blocks of diabase, designated in the country under the name of boulards, because of their rounded shape.
For about 80 meters, from the farm of the Cross, this pavement is intermittent, and a number of blocks have disappeared. The pavement then becomes intact for a length of about 150 m. and over the entire width of the track (between 5 and 6 meters); then intermittent paving (sometimes intact over 2 or 3 m.) over a length of about 180 m.

La face supérieure de ces boulards est usée et lisse, bien que la diabase soit une roche extrêmement dure.
Cette usure montre bien l’ancienneté de la voie
Une coupe faible sur toute la largeur de la voie montre simplement un lit d’argile battue, mélangée de sable, sur lequel on a posé ces boulards, les uns près des autres.
On les a jointoyés ensuite avec de l’argile et du sable.
The upper side of these balls is worn and smooth, although the diabase is an extremely hard rock.
This wear shows the age of the track
A narrow section across the width of the track simply shows a bed of battered clay, mixed with sand, on which these balls have been placed, close to each other.
They were then grouted with clay and sand.

Le grand nombre de blocs de diabase que l’on rencontre sur la face supérieure de cette voie, depuis le village de la Croix jusqu’à celui de l’Hôtellerie (commune de Saint-Front), montre que tout ce tronçon, dont le tracé est situé dans un bas-fond, était autrefois entièrement pavé.
Ce matériau était pris sur place, car cette voie suit un filon de diabase, et l’on rencontre trois profondes marnières (59) le long de ce tronçon.
The large number of diabase blocks found on the upper face of this road, from the village of La Croix to that of the Hôtellerie (commune of Saint-Front), shows that all this section, including the plot is located in a shallow, was formerly fully paved.
This material was taken on site because this path follows a diabase vein, and three deep marl (59) are encountered along this section.

A environ 350 m. du Village de la Croix, la voie, inutilisée depuis fort longtemps, a été incorporée aux pièces de terre voisines, sauf la baie de gauche, et ce pendant une centaine de mètres. Puis, elle cesse même d’être utilisée comme chemin de desserte, tout en étant intacte : ce n’est plus qu’un taillis au milieu duquel circule un sentier le plus souvent obstrué par les ronces, et où il est assez difficile de se frayer un passage. A 500 m environ de la route de Domfront à La Baroche-sous-Lucé, il est impossible de passer, car ce n’est plus qu’un large fossé, très encaissé, situé à quelquefois 4 ou 5 m au dessous du niveau des pièces de terre qu’il borde, et entièrement envahi par une végétation très dense. Depuis la ferme de la Croix jusqu’au village de Bazeille (en Lucé), il n’existe aucun village le long de ce tronçon.
At about 350 m. from the Village de la Croix, the road, unused for a very long time, was incorporated into neighbouring pieces of land, except for the left bay, for a hundred meters. Then, it even stops being used as a service road, while being intact: it is no more than a thicket in the middle of which circulates a path most often obstructed by the brambles, and where it is rather difficult to to clear a passage. About 500 m from the road from Domfront to La Baroche-sous-Lucé, it is impossible to pass because it is no more than a large ditch, very deep, sometimes 4 or 5 m below the level of pieces of land that it borders, and completely invaded by dense vegetation. From the Croix farm to the village of Bazeille (in Lucé), there are no villages along this stretch.
 

La voie traverse la route de Domfront à La Baroche-sous-Lucé, près du village de Bazeille (basilica indiquant ici un relai, et non un édifice religieux, dont il ne reste d’ailleurs aucune autre trace que le nom). Elle traverse le petit ruisseau de Bazeille et passe au pied de l’emplacement du village disparu de la Pierre. Ce toponyme indique vraisemblablement remplacement d’une borne milliaire disparue (61) dont on ne retrouve aucune trace.
The road crosses the road from Domfront to La Baroche-sous-Lucé, near the village of Bazeille (basilica indicating here a relay, and not a religious building, of which there remains no trace other than the name). It crosses the small stream of Bazeille and passes at the foot of the site of the disappeared village of Pierre. This toponym probably indicates the replacement of a missing milestone (61), of which no trace is found.

A partir de cet endroit, il y a eu une rectification de son tracé à une époque déjà ancienne : la voie antique, conservée en partie, se trouve à gauche, et en bordure d’une autre voie plus récente, de 10 à 12 m. de large. De cette ancienne voie on a extrait des boulards avec lesquels on a confectionné un trottoir, ou mieux un passage surélevé pour éviter de marcher dans la boue du chemin. Ce trottoir n’existe que dans la partie large de la voie, et sur le côté gauche seulement. Tout ce tronçon, récent, n’a qu’une longueur d’environ 150 m., et on retrouve le tracé de l’ancienne voie à son extrémité. C’est ensuite un chemin, d’une largeur variable de 4 à 6 m., encombré par les arbustes et les ronces, et on y voit, de place en place, des blocs de diabase de l’ancien pavage.
From this place, there was a rectification of its route to an already ancient period: the ancient way, preserved in part, is on the left, and on the edge of another more recent way, from 10 to 12 m wide. From this ancient route, cobbles were extracted from which a sidewalk was made, or better, a raised passage to avoid walking in the mud of the road. This sidewalk exists only in the wide part of the way, and on the left side only. All this section, recent, has a length of about 150 m., And we find the route of the old way at its end. It is then a path, of a variable width of 4 to 6 m., Encumbered by shrubs and brambles, and one sees there, from place to place, blocks of dolorite of the old pavement.

(56)      Toutes les limites de parcelles sont perpendiculaires à la voie entre Le Plantis et le bourg d’Avrilly.
(56) All parcel boundaries are perpendicular to the road between Le Plantis and the village of Avrilly.

(57)      Le mot chemin et toutes ses déformations, en particulier l’appellation de Grand Chemin… désignent ordinairement des voies romaines .. A. Grenier, Manuel…, 1 VI, p. 236
(57) The word “chemin” and all its derivatives, in particular the name of Grand Chemin ..usually designate Roman roads A. Grenier, Manuel …, 1 VI, p. 236

(58)      Le calvaire qui a donné le, nom à cette ferme n’existe plus. On voit encore dans la haie, au carrefour, en face la maison de ferme, le socle de ce calvaire. Cet endroit est quelquefois désigné sous le nom de Croix du Gripperay, du nom d’un village disparu (en Avrilly), situé non loin de là.
(58) The shrine that gave the name to this farm no longer exists. We can still see in the hedge, at the crossroads, opposite the farmhouse, the base of this calvaire. This place is sometimes referred to as the Croix du Gripperay, the name of a missing village (in Avrilly), located not far from there.

(59)      Les sables provenant de la décomposition de la diabase ont été utilisés comme marne, pour amender les terres, pendant des siècles. La diabase est en effet une roche constituée par des feldspaths calcosodiques et du pyroxène. Toutes les excavations, souvent profondes et longues, que l’on rencontre le long des filons de diabase portent toujours le nom de marnières   bien qu’elles ne soient plus utilisées depuis plus d’un siècle.
(59) Sands from the decomposition of the dolorite have been used as marl for land reclamation for centuries. The diabase is indeed a rock made up of calcosodium feldspars and pyroxene. All the excavations, often deep and long, found along the diabase veins are still called marnières, although they have not been used for more than a century.
 

(60)      Au cadastre de Saint-Front, Sect. N., la parcelle No 60 (en face de l’emplacement de l’ancien village de la Pierre) porte le nom de Champs-de-la-Roche, et la parcelle N » 65 (en bordure de la voie) le nom de Le Pavé,
(60) At the cadastre of Saint-Front, Sect. N., Parcel No. 60 (opposite the site of the former village of La Pierre) is called Champs-de-la-Roche, and Parcel No. 65 (at the edge of the road). name of Le Pavé,

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